Acrostiches
Acrostiches

Confluences

Clapotis de pluie la nuit

On ne sait d’où

Numéro impair

Froid des heures noires

La lampe s’allume et s’éteint

Un scarabée dort encore quelque part

Et en même temps

Nimbée de blanc

Cette voix qui répond à cette autre

Et par-dessus leurs épaules

Souffle une brise légère

Synchronicité

Simple comme bonjour

Yeux au loin

Nul besoin d’insister

Ces secondes captivantes

Hèlent l’air de la surprise

Ritournelle légère

Ourdie de dentelle fait main

Nuage éphémère

Il éparpille et égraine

Ces lentes secondes

Immaculées de renouveau

Teinté de fines

Eclaboussures

Naufragée

Nue et perdue

Amante d’une autre ère

Un rêve la tient

Fin et fragile

Rien ne va plus très bien

Amie solitaire

Grisée malgré elle

Etreignant le néant

Elle glisse sous la vague

Poussière

Pantelante

Observatrice

Un simple

Souffle de vie l’effraie

Ses fines particules

Inondent le clair obscur

Etrange inconnu

Roulant sous le vent

En pluie d’étoiles infinies

Arabesque

A chaque effleurement

Roulant comme une vague

Alanguie amoureuse amante et

Balancée

Elle et lui

Se découvrent se délectent se désirent

Qu’il est bon d’être deux

Un matin un jour une nuit

Enroulés enlacés embrasés

Surprises

Soleil cognant sur les lanières des rideaux

Un petit bruit familier si quelque chose les écarte

Repos conjugué aux heures chaudes de la journée

Personne ne bouge personne ne parle

Rien qu’un mince infime filet d’air passe invisible

Il sourit d’un sourire dans les yeux

Son sillage se parfume d’été

Et ses pieds silencieux avancent vers le sable

Soleil cognant sur les lanières des rideaux

Deuil

Dans le matin vif

Entourée d’épines, de ronces

Une âme va seule

Inondée de chagrin

Le temps à son oeuvre

Chimères

Caressantes pensées

Hoquetantes

Ils vont et viennent ces rêves éveillés

Miracles ou mirages

Elles dessinent des trains fantômes

Roulant à mots couverts

Et se perdent et

S’égarent sans crier gare…

Timidités

Teintes suaves

Inondées d’eau

Mains aussi

Imaginaire fluide

Dentelé parsemé

Ici et là d’audace retenue

Territoire vierge

Etiré en lignes continues

Sculptées de silences

Retrouvailles

Rose est le matin

Ensemble tout deux enclins

Toujours à jouer

Rieuse la journée

Où main dans la main

Un filet sensuel renaît

Vite les pas s’allongent

A tourbillonner

Ils vont et viennent

Là collés d’amour renaissant

L’air du soir marque l’espoir

Et la douce passion

Sous leurs habits défaits