Avec une pointe
d’innoncence
une autre
d’audace
à petit feu
Elle y croit
dur comme fer
au bonheur
dans sa demeure
d’une autre heure
au coin d’un feu
imaginaire
Simple comme bonjour
Yeux au loin
Nul besoin d’insister
Ces secondes captivantes
Hèlent l’air de la surprise
Ritournelle légère
Ourdie de dentelle fait main
Nuage éphémère
Il éparpille et égraine
Ces lentes secondes
Immaculées de renouveau
Teinté de fines
Eclaboussures
Pantelante
Observatrice
Un simple
Souffle de vie l’effraie
Ses fines particules
Inondent le clair obscur
Etrange inconnu
Roulant sous le vent
En pluie d’étoiles infinies
Soleil cognant sur les lanières des rideaux
Un petit bruit familier si quelque chose les écarte
Repos conjugué aux heures chaudes de la journée
Personne ne bouge personne ne parle
Rien qu’un mince infime filet d’air passe invisible
Il sourit d’un sourire dans les yeux
Son sillage se parfume d’été
Et ses pieds silencieux avancent vers le sable
Soleil cognant sur les lanières des rideaux
Dans le matin vif
Entourée d’épines, de ronces
Une âme va seule
Inondée de chagrin
Le temps à son oeuvre
Caressantes pensées
Hoquetantes
Ils vont et viennent ces rêves éveillés
Miracles ou mirages
Elles dessinent des trains fantômes
Roulant à mots couverts
Et se perdent et
S’égarent sans crier gare…
Teintes suaves
Inondées d’eau
Mains aussi
Imaginaire fluide
Dentelé parsemé
Ici et là d’audace retenue
Territoire vierge
Etiré en lignes continues
Sculptées de silences
Si
On lui parle
Les mots dansent
Ils tourbillonnent à sa place
Témoins d’un torrent de peurs
Un pas de recul
Dans l’effroi
Elle